Projet de loi 44 – Réponse du CRITUC

ADOPTION DU PROJET DE LOI 44 : UNE OPPORTUNITÉ POUR L’ÉLECTRIFICATION DES TRANSPORTS AU QUÉBEC

Montréal, 22 octobre 2020 – Le gouvernement du Québec a adopté cette semaine le projet de loi n° 44, Loi visant principalement la gouvernance efficace de la lutte contre les changements climatiques et à favoriser l’électrification. Le Consortium de recherche et d’innovation en transport urbain au Canada (CRITUC) considère que cette loi établit les bases nécessaires pour le Québec en matière d’électrification des transports en prévision du dévoilement du Plan pour une économie verte (PEV) du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette.

La pandémie de COVID-19 a démontré que les transports publics sont un service essentiel pour les Québécoises et Québécois. Le CRITUC espère que les bases mises en place par la loi n° 44 et le PEV offriront aux acteurs du secteur des transports publics les ressources nécessaires pour mener à terme leur électrification de manière innovante au bénéfice de l’économie québécoise.

L’adoption de ce projet de loi est accueillie favorablement par le CRITUC. Par ailleurs, nous souhaitons également proposer des recommandations pour bâtir un plan audacieux afin de reconstruire le transport public au Québec, dans le cadre d’une relance verte.

Nos recommandations :

  1. Préparer le terrain pour l’électrification : investir dans des initiatives de planification au bénéfice des acteurs en transport
    • Le gouvernement du Québec devrait s’engager à mettre en place un programme provincial permettant à des entités indépendantes de faire des études de faisabilité afin de s’assurer que les agences de transport public disposent des fonds et des données nécessaires pour électrification leur flotte.
  2.  Mettre à profit les données en transport : utiliser les données pour bâtir le transport électrique et optimiser l’innovation
    • Si les données de performance des systèmes de transport en commun sont correctement recueillies et analysées, celles-ci peuvent apprendre à d’autres autorités en transport en autorisant l’installation de systèmes d’enregistrement sur tous leurs véhicules. Le gouvernement du Québec devrait mettre en place une fiducie de données autonome, connectée, électrique et partagée permettant aux agences et aux opérateurs de transport en commun d’accéder à des analyses en temps réel et de les partager, afin d’optimiser la performance de leur flotte et de réduire leurs coûts d’exploitation.
  3. Préconiser un retour en toute sécurité : investir dans la recherche afin d’identifier des solutions pour ramener l’achalandage en toute sécurité
    • Un système de transport en commun peu polluant ne sera utilisé que si les usagers se sentent en sécurité. La recherche est nécessaire pour comprendre quels problèmes et solutions permettront un retour en toute sécurité aux transports publics. Le gouvernement du Québec devrait financer des initiatives de recherche sur le « retour au transport en commun » qui mettent en relation les universités, les agences de transport et les fabricants afin de relever les défis immédiats liés à la pandémie.

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