LE CRITUC SALUE LA CRÉATION DU BUREAU D’ÉLECTRIFICATION ET DE CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le Consortium de recherche et d’innovation en transport urbain au Canada (CRITUC) tient à saluer la création du Bureau d’électrification et de changements climatiques annoncée par le ministre de l’Environnement et des Changements climatiques, M. Benoit Charrette, le 10 décembre dernier. Le CRITUC est heureux de constater la volonté du gouvernement du Québec de centraliser l’ensemble des mandats qu’il s’est donné en matière d’électrification de l’économie, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’accélération de la transition énergétique.

En tant que consortium national responsable du développement et de la commercialisation des technologies nécessaires à une économie verte à faible émission de carbone dans le secteur du transport collectif, le CRITUC soutient le rôle important que souhaite prendre le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, en collaboration avec les autres ministères concernés, dans la réalisation des objectifs liés à l’électrification.

« En centralisant l’ensemble des mandats liés à l’électrification et à la lutte contre les changements au sein du Bureau d’électrification et de changements climatiques, le ministère se dote d’un levier important pour accélérer la mise en œuvre de grands projets d’électrification au bénéfice des Québécoises et Québécoises. Nous espérons que ce Bureau permettra aux organismes et aux entreprises développant des technologies en transport collectif électrifié de partager leur expertise pour réaliser les objectifs du gouvernement du Québec », a déclaré Josipa Petrunic, présidente-directrice générale du CRITUC.

Nos trois recommandations pour reconstruire le transport public au Québec dans le cadre d’une relance verte :

  1. Préparer le terrain pour l’électrification : investir dans des initiatives de planification au bénéfice des acteurs en transport
    • Le gouvernement du Québec devrait s’engager à mettre en place un programme provincial permettant à des entités indépendantes de faire des études de faisabilité afin de s’assurer que les agences de transport public disposent des fonds et des données nécessaires pour électrification leur flotte.
  1.  Mettre à profit les données en transport : utiliser les données pour bâtir le transport électrique et optimiser l’innovation
    • Si les données de performance des systèmes de transport en commun sont correctement recueillies et analysées, celles-ci peuvent apprendre à d’autres autorités en transport en autorisant l’installation de systèmes d’enregistrement sur tous leurs véhicules. Le gouvernement du Québec devrait mettre en place une fiducie de données autonome, connectée, électrique et partagée permettant aux agences et aux opérateurs de transport en commun d’accéder à des analyses en temps réel et de les partager, afin d’optimiser la performance de leur flotte et de réduire leurs coûts d’exploitation.
  1. Préconiser un retour en toute sécurité : investir dans la recherche afin d’identifier des solutions pour ramener l’achalandage en toute sécurité
    • Un système de transport en commun peu polluant ne sera utilisé que si les usagers se sentent en sécurité. La recherche est nécessaire pour comprendre quels problèmes et solutions permettront un retour en toute sécurité aux transports publics. Le gouvernement du Québec devrait financer des initiatives de recherche sur le « retour au transport en commun » qui mettent en relation les universités, les agences de transport et les fabricants afin de relever les défis immédiats liés à la pandémie.

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